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Que faire des vieux livres et de ceux dont on ne veut plus ?

Un carton et une personne en train d'y ranger des livres.

Les livres prennent de la place en silence. D’abord une étagère, puis une deuxième, ensuite un carton sous le bureau, une pile sur le rebord de la fenêtre et une étagère qu’il vaut mieux ne plus toucher. Certains restent avec nous pendant des années. À d’autres, nous ne reviendrons jamais. Il y en a aussi qui ont compté autrefois, mais qui ne font aujourd’hui qu’amasser la poussière.

Et alors se pose la question : que faire des livres dont on ne veut plus pour qu’ils ne finissent pas par hasard à la poubelle ?

Jeter des livres dans les ordures ménagères ne devrait pas être le premier choix – mieux vaut le considérer comme un dernier recours, lorsqu’un livre ne convient plus ni au don, ni à la vente, ni au recyclage. Même si une publication n’a aucune valeur pour nous, elle peut être pour quelqu’un d’autre une trouvaille intéressante : une aide à l’apprentissage, un cadeau, une source de savoir ou simplement une lecture agréable pour le week-end. Dans ce texte, nous vous montrons comment aborder le rangement de vos étagères avec bon sens : où donner des livres, quand il vaut la peine de les vendre et quand il vaut mieux les diriger vers le recyclage.

Faites d’abord le tri – mais sans tomber dans le piège du sentimentalisme

Avant de chercher une place pour les livres, il faut les trier. Non pas selon « beau » et « laid », mais selon ce que l’on peut réellement en faire. Le plus simple est de préparer quatre piles.

Première : les livres qui restent. Ce sont ceux vers lesquels nous revenons, qui comptent pour nous ou que nous voulons simplement avoir à portée de main.

Deuxième : les livres à donner. En bon état, complets, sans pages gondolées par l’eau, sans moisissure, sans forte odeur de cave. Ceux que quelqu’un peut encore lire sans avoir le sentiment d’avoir reçu un problème au lieu d’un cadeau.

Troisième : les livres à vendre. Ici se retrouvent les titres recherchés, plus récents, spécialisés, les beaux livres, la littérature grand public, les manuels dans des éditions actuelles, les bandes dessinées, les séries et les livres de collection.

Quatrième : les exemplaires abîmés. Décollés, humides, incomplets, gribouillés au point de ne plus pouvoir être lus normalement. Ceux-là ne devraient pas aller à une bibliothèque ni à un point d’échange. Pour eux, le bon réflexe est un tri adapté : le recyclage des livres concerne les éléments en papier propres et secs, tandis que les exemplaires humides, moisis ou très sales doivent être traités selon les règles locales de gestion des déchets.

Un tel tri met aussitôt de l’ordre dans la situation. Au lieu de regarder une énorme pile en se disant « je ne sais pas quoi en faire », nous avons quelques pistes simples.

Les livres d’occasion peuvent avoir une seconde vie

Les livres d’occasion ne valent pas moins que les neufs. Ils ont souvent même plus de charme : une dédicace sur la première page, des coins légèrement usés, un ticket d’il y a des années retrouvé entre les pages. À condition, bien sûr, qu’ils soient encore lisibles.

La plus grande erreur, lorsqu’on se débarrasse de livres, est de les traiter comme une masse uniforme. Or, nous aborderons différemment un roman vieux de cinq ans, une encyclopédie des années 1990, un manuel universitaire et un guide pratique très lu qui n’est plus d’actualité.

C’est pourquoi, avant de donner ou de vendre, il vaut la peine de vérifier si un livre a un destinataire potentiel. La fiction littéraire, les reportages, les romans policiers, la fantasy, les livres pour enfants, les beaux livres, les bandes dessinées et les guides récents trouvent généralement plus facilement un nouveau foyer. C’est plus difficile avec des manuels très anciens, des modes d’emploi dépassés, des guides juridiques périmés ou des éditions scolaires très usées.

Cela ne veut pas dire qu’ils sont sans valeur. Cela veut seulement dire qu’il faut choisir la bonne voie pour eux.

Que faire des vieux livres que l’on ne veut pas garder ?

Que faire des vieux livres s’ils ne conviennent plus à la bibliothèque de la maison ? Nous vérifions d’abord leur état et leur sujet. Un vieux livre ne signifie pas toujours un livre précieux. C’est important, car bien des mythes entourent le rangement à la maison. Toute édition aux pages jaunies n’est pas une rareté. Toute collection d’une autre époque n’intéresse pas une librairie d’occasion. Toute encyclopédie n’a pas aujourd’hui une valeur d’usage.

Si les livres sont bien entretenus, vous pouvez les donner, les vendre, les échanger ou les laisser dans un point d’échange. S’ils sont abîmés, humides ou incomplets, mieux vaut ne pas reporter le problème sur une bibliothèque, une association ou des proches.

Il est aussi bon de parcourir les vieux livres à la recherche de notes, de photos, de documents et de marque-pages. Dans les livres restent souvent des lettres, des cartes postales, des reçus, des feuilles séchées, de vieux tickets et parfois des notes personnelles. Avant de remettre à quelqu’un un carton entier, il vaut la peine de feuilleter rapidement les exemplaires.

Un détail, mais qui évite des surprises plus tard.

Où donner de vieux livres ?

Où donner de vieux livres s’ils sont en bon état ? Il y a plus de possibilités qu’il n’y paraît. La plus évidente, mais pas la seule, est la bibliothèque. Vous pouvez remettre des livres à des écoles, des centres culturels, des maisons de quartier, des maisons de retraite, des associations (comme Emmaüs), des points d’échange locaux, des cafés dotés d’une boîte à livres, et parfois aussi à des hôpitaux, des centres de soins palliatifs ou des établissements de soins.

Gardez toutefois une règle à l’esprit : nous ne déposons pas les livres à l’aveugle. Nous contactons d’abord l’endroit concerné et demandons s’il accepte de tels titres. C’est particulièrement important pour les grandes quantités. Un carton de livres peut signifier pour nous de l’ordre dans l’appartement, mais pour une bibliothèque ou une institution, un travail supplémentaire si la moitié du contenu ne convient pas au fonds.

Le mieux est de décrire brièvement ce que vous avez : romans de société, romans policiers, livres pour enfants, beaux livres, manuels, guides pratiques, le nombre de cartons, l’état approximatif. L’autre partie pourra alors juger rapidement si les livres seront utiles.

Les groupes de voisinage locaux sont aussi une bonne piste. Parfois, une photo et la mention « à récupérer » suffisent pour que les livres partent le jour même. Les lots thématiques fonctionnent particulièrement bien : romans policiers, livres pour enfants de 7–10 ans, romances, fantasy, lectures scolaires, livres de cuisine.

Donner des livres à la bibliothèque – quand cela a-t-il du sens ?

Donner des livres à la bibliothèque semble la solution la plus simple. Et souvent elle l’est, à condition de le faire avec discernement.

Les bibliothèques ne sont pas des entrepôts pour tout ce qu’il serait dommage de jeter. Elles ont un espace limité, une politique d’acquisition définie et des lecteurs qui cherchent des titres précis. C’est pourquoi tout livre ne sera pas intégré au catalogue. Une partie peut aller à une vente de livres de la bibliothèque, sur une étagère d’échange, ou être refusée.

Les meilleures chances vont aux livres en bon état, aux éditions plus récentes, à la littérature grand public, aux livres pour enfants et adolescents, aux reportages, aux biographies, aux bandes dessinées et aux titres que les lecteurs réclament. Des chances moindres vont aux vieilles encyclopédies, aux manuels dépassés, aux romans abîmés aux pages manquantes et aux publications spécialisées vieilles de plusieurs décennies.

Il n’y a là rien de personnel. Une bibliothèque doit se demander si un livre sera emprunté ou s’il ne fera qu’occuper une étagère.

C’est pourquoi, avant de vous déplacer, mieux vaut téléphoner ou écrire un message. Vous pouvez préparer une liste de titres ou une photo des dos. C’est rapide, et cela évite de porter des cartons dans les deux sens.

La vente, ou quand il vaut la peine de penser au rachat

Certains livres dont on ne veut plus peuvent encore rapporter de l’argent. Pas toujours beaucoup, parfois une somme symbolique, mais avec un plus grand nombre d’exemplaires, cela finit par faire une somme raisonnable.

Le rachat de livres d’occasion convient lorsque le temps presse et que vous ne voulez pas mettre chaque livre en vente séparément. Vous envoyez une liste, des photos, ou vous scannez les codes ISBN, et l’acheteur évalue les titres. L’intérêt va le plus souvent aux éditions plus récentes, à la littérature grand public, aux livres universitaires et spécialisés, aux bandes dessinées, aux beaux livres, aux livres en langue étrangère et aux séries. Des exemples de services de rachat de livres d’occasion sont notamment Recyclivre et momox.

Vous devez toutefois vous attendre à ce qu’un service de rachat ne prenne pas tout. Il fonctionne un peu comme une librairie d’occasion : il choisit ce qu’il a une chance de revendre. Les exemplaires abîmés, tachés d’eau, incomplets ou très dépassés sont généralement écartés.

Une alternative est la vente par vous-même. Vous pouvez mettre des livres en ligne sur des sites de petites annonces (par exemple Leboncoin), dans des groupes thématiques ou sur des plateformes de revente comme Vinted. Cela demande plus de temps : photos, descriptions, contact avec les acheteurs, emballage, envoi. En échange, vous pouvez obtenir un meilleur prix pour les titres les plus intéressants.

Une règle simple fonctionne le mieux : les livres précieux et recherchés se vendent à l’unité, les livres populaires ou de moindre valeur en lots. Au lieu de mettre dix volumes en vente séparément, on constitue un ensemble, par exemple « 10 romans policiers », « lot de livres pour enfants » ou « lectures pour le lycée ».

Échanger des livres : une bonne façon de ranger sans renoncer à la lecture

Il ne s’agit pas toujours de vendre. Parfois, nous voulons simplement faire de la place pour quelque chose de nouveau. L’échange fonctionne alors à merveille.

Dans de nombreuses villes, il existe des boîtes à livres, des étagères dans les cafés, des microbibliothèques de quartier, des points dans les centres culturels ou des opérations d’échange de livres. Le principe est simple : vous laissez un livre et en prenez un autre, ou vous ajoutez simplement quelque chose de votre côté.

C’est une bonne solution pour les publications en état correct, mais sans grande valeur de revente. Romans, guides pratiques, littérature jeunesse, livres de voyage, reportages – de tels titres disparaissent souvent vite des étagères d’échange.

Ne traitez tout simplement pas de tels endroits comme un bac à vieux papiers. Un livre laissé dans un point d’échange devrait donner envie de lire. Si vous aviez honte de le remettre à un proche, il n’a probablement pas sa place là.

Des livres pour les écoles, les centres et les associations

Les livres pour enfants et adolescents, mieux vaut les orienter là où ils peuvent réellement servir : écoles, centres sociaux de quartier, foyers pour enfants, bibliothèques scolaires, clubs de tout-petits, associations locales.

Ici aussi, nous n’agissons pas à l’aveugle. Nous demandons d’abord ce dont l’établissement concerné a besoin. Parfois, il cherche des lectures scolaires, parfois des contes pour les plus jeunes, parfois des livres de vulgarisation, et parfois il n’accepte rien, car ses réserves sont pleines.

Les meilleures chances d’être acceptés vont aux livres propres, complets, sans gribouillages et au contenu à jour. Un livre pour enfants au dos déchiré peut encore avoir du charme à la maison, mais dans un centre, où il passe entre une dizaine de mains, il se désagrège vite.

Un bon don de livres, c’est quand nous aidons sans ajouter à quelqu’un un travail de tri.

Et si les livres sont abîmés ?

Il y a des situations où un livre n’est plus lisible. Pages tachées d’eau, moisissure, forte odeur d’humidité, pages manquantes, bloc décollé, couverture ruinée, impression illisible – il n’y a alors aucun sens à lui chercher un nouveau propriétaire.

Il reste alors le recyclage des livres.

Les livres propres et secs peuvent généralement aller dans le bac de tri (poubelle jaune), à condition qu’ils ne contiennent pas d’éléments difficiles à séparer, comme du plastique, du métal ou des couvertures pelliculées. Retirez les éléments qui ne sont pas du papier : jaquettes en plastique, couvertures plastifiées, CD, spirales métalliques, marque-pages en plastique, élastiques, encarts. Pour les livres à couverture rigide, la chose est parfois plus délicate, car la couverture peut contenir du carton, des colles, de la toile de reliure, du film ou d’autres couches. En cas de doute, mieux vaut vérifier les règles de tri de votre commune ou vous rendre dans une déchèterie locale.

Nous ne mettons pas dans le papier les livres humides, moisis ou tachés de gras. La moisissure n’est pas une « patine du temps ». C’est un problème qu’il ne faut pas transmettre.

Parfois, les livres abîmés peuvent être utilisés de façon créative : pour des collages, des travaux manuels, des décors, des décorations, des ateliers. Il faut toutefois sentir la limite. Tout livre n’a pas à être transformé en objet décoratif. Parfois, le recyclage sera le choix le plus honnête.

Que ne pas faire des livres dont on ne veut plus ?

Nous ne laissons pas de cartons devant la bibliothèque après la fermeture. Nous ne déposons pas de livres dans les écoles sans demander. Nous ne glissons pas d’exemplaires abîmés dans les points d’échange en espérant que « quelqu’un les prendra peut-être ». Nous n’envoyons pas aux associations quelques cartons de titres au hasard sans vérifier si elles en ont besoin. Nous ne jetons pas dans les ordures ménagères des publications qui peuvent encore être données, vendues, échangées ou recyclées comme papier.

C’est important, car derrière chacun de ces gestes se trouve le travail de quelqu’un. Quelqu’un doit déplacer les livres, les examiner, les trier, les éliminer ou leur trouver une place. Les bonnes intentions ne suffisent pas si, de l’autre côté, il reste du désordre.

Il ne vaut pas la peine non plus de garder des livres uniquement par culpabilité. Si nous ne voulons pas les lire, qu’ils ne correspondent pas à notre vie et qu’ils ne font qu’occuper de l’espace depuis des années, ils peuvent bien mieux servir à quelqu’un d’autre.

Comment préparer les livres au don ou à la vente ?

Avant de transmettre des livres, il vaut la peine de les dépoussiérer, de les parcourir et de les classer par thème. Cela n’a pas à être une grande opération. Quelques étapes simples suffisent.

Nous vérifions que le livre a toutes ses pages. Nous retirons les notes personnelles, les feuilles volantes, les photos et les documents. Nous nettoyons la couverture avec un chiffon sec. Nous regroupons les titres par type : romans, livres pour enfants, ouvrages éducatifs, beaux livres, guides pratiques, manuels. Si nous vendons, nous prenons des photos nettes de la couverture, du dos et des éventuels dommages.

Pour le don d’un plus grand nombre de livres, il est bon d’étiqueter les cartons. Cela fait gagner du temps, à nous comme au destinataire. Un carton marqué « livres pour enfants 3–6 ans » est bien plus accueillant qu’une boîte anonyme remplie de titres au hasard.

Si vous prévoyez un envoi, emballez les livres serrés, mais sans les forcer. Vous pouvez protéger les coins avec du papier ou du carton. Les livres supportent mal de bouger librement dans un colis.

Que choisir : donner, vendre ou recycler ?

Il n’y a pas une seule bonne réponse pour tous les livres. La meilleure décision dépend de l’état, du sujet, de l’âge de l’édition et du temps que nous voulons y consacrer.

Les livres bien entretenus et populaires peuvent être donnés ou vendus. Les livres précieux, de niche, spécialisés ou de collection, mieux vaut d’abord les faire estimer. Les livres pour enfants, mieux vaut les orienter vers des lieux qui travaillent avec des enfants. Les lectures scolaires peuvent servir à des élèves, à des bibliothèques scolaires ou à des groupes de voisinage. Les exemplaires abîmés devraient aller au recyclage, et non à une autre personne.

L’approche la plus raisonnable ? Ne pas chercher un seul endroit pour toute la pile. Une partie peut être vendue, une partie donnée, une partie échangée et une partie recyclée. Les livres se retrouvent alors là où ils ont le plus de sens.

En résumé : les livres ne sont pas obligés de finir à la poubelle

Que faire des livres dont on ne veut plus ? D’abord vérifier leur état, puis choisir la bonne voie. Don, vente, échange, bibliothèque, rachat, boîte à livres, association, école, recyclage – chacune de ces options peut être bonne, mais pas pour chaque exemplaire.

Si vous vous demandez où donner de vieux livres, commencez localement : bibliothèque, école, centre culturel, maison de quartier, groupe de voisinage, point d’échange. Si les livres ont une valeur de revente, regardez du côté du rachat de livres d’occasion ou mettez-les en vente vous-même. S’ils sont abîmés, choisissez le recyclage des livres et ne transmettez pas quelque chose qui n’est plus lisible.

La bibliothèque de la maison n’a pas à être un musée de tous les choix passés. Elle peut évoluer avec nous. Et les livres qui ne sont plus nécessaires sur notre étagère ne perdent en rien leur valeur. Parfois, il suffit de bien les orienter pour qu’ils servent encore à quelqu’un.